Historique
Cuve de sarcophage appartenant à Mme Daléas qui la conserve dans sa propriété de La Pradelle. Placée autrefois près de la pompe domestique, elle servait d’abreuvoir pour les chevaux. Lorsque ce sarcophage ne put plus être utilisé pour les usages de la ferme, il fut déplacé et installé dans le parc.
Etat de conservation
La moitié environ de la face principale est manquante. Plusieurs blocs jointifs.
Conditions de remploi
L'une des faces latérales est d’ailleurs percée d’un trou pour l'évacuation de l'eau lors d'un réemploi en tant qu'abreuvoir pour les chevaux.
Précision sur le matériau
Marbre de Saint-Béat
Marbre blanc, à gros grains.
Marbre des Pyrénées.
Dimensions en cm
Cuve : panneau principal : H. 48 (gauche) - 44 (droite) ; L. 207 (haut) - 197 (bas).
Côté gauche : l. 69 (haut) - 62 (bas)
Côté droit : l. 67 (haut) - 58 (bas)
Prof. 40 ; Ep. 7.
Type et technique de sculpture
Technique.TailleType.Bas-relief
Typologie
Mobilier funéraire.Cuve de sarcophage
Morphologie
Cuve rectangulaire évasée.
Description du décor
Cuve architecturée à colonnettes d’angle, divisée en sept panneaux.
Décor mixte.
La face principale, partagée en sept panneaux par des moulures, offrait une alternance de quatre panneaux à décor végétal et de trois panneaux à personnages.
Au centre, le Christ est représenté de face. D’allure jeune, il est imberbe, avec les cheveux courts. Son vêtement est composé d’une tunique et d’un manteau drapé. Il tient de la main gauche un rouleau. À droite, un apôtre vu de trois quarts porte la barbe et il a également les cheveux courts. Il est habillé comme le Christ qu’il acclame. S’agit-il de saint Pierre ? De l’apôtre de gauche on ne voit plus que les pieds et le bas de la tunique. À côté de lui était posé le scrinium.
Dans le panneau le plus à droite surgit un pied d’acanthe arborescente, qui se termine par ce qu’on peut interpréter comme un triple bourgeon ou une petite feuille à trois lobes. Les deux panneaux intermédiaires étaient ornés de rinceaux de vigne partant d’un vase. Seul celui de droite est assez bien conservé. Il présente à la fois des feuilles et des grappes, dans une composition à trois étages. On peut supposer, par ce qui subsiste, que le panneau le plus à gauche reproduisait le panneau extrême de droite.
La face latérale gauche est divisée en quatre panneaux par des moulures en équerre. Les deux tableaux supérieurs sont constitués par des rinceaux de vigne et les deux compartiments inférieurs par des rameaux avec vrilles et feuilles de lierre. Sur la face latérale de droite, la composition ne comporte que deux registres. Un cep de vigne avec trois feuilles alternées et une grappe à six grains occupent celui du haut, cependant qu’un rameau de lierre se développe sur celui du bas.
La cuve est cantonnée aux angles de quatre colonnettes engagées lisses. Leurs bases dessinent une scotie entre deux tores et leurs chapiteaux présentent une corbeille à trois feuilles unies, surmontées d’un dé central qu’encadrent deux volutes atrophiées et les cornes d’angle de l’abaque.
Discussion
La face principale est analogue à un sarcophage du musée du Louvre provenant de Castelnau-de-Guers (Hérault) (ID-18363) ou à la cuve de Valbonne (Gard) (Le Blant 1886).
Atelier du Sud-Ouest.
Publications
LE BLANT Edmond, Les sarcophages chrétiens de la Gaule, Paris : Imprimerie nationale, 1886, p. 106-107, n° 125, pl. XXXII, 1-2.LABROUSSE Michel, « Informations de la Xe circonscription archéologique - Circonscription de Toulouse », Gallia, vol. 20, fasc. 2, 1962, p. 567-568, fig. 18.BRIESENICK Brigitte, « Typologie und Chronologie der sudwestgallischen Sarkophage », Jahrbuch des Römisch-Germanischen Zentralmuseum Mainz, vol. 9, 1962, p. 154, n° 39 a.BACCRABERE Georges, « Deux sarcophages de l’École d’Aquitaine », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, vol. 31, 1965, p. 29-39.JAMES Edward, The Merovingian Archaeology of South-West Gaul, Oxford : BAR, 1977 (British Archaeological Reports, vol. 2, 2), p. 309, n° 26.DEROO Christophe, DURLIAT Marcel et SCELLES Maurice, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 4. Haute-Garonne, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1987 (vol. 4/4), n° 105, p. 74-75, pl. XLVI-XLVII, 105 a, b et c.
Littérature grise
DEROO Christophe, La sculpture funéraire chrétienne du département de la Haute-Garonne antérieure à l’an mil, Mémoire de maîtrise : Université de Toulouse Le Mirail, 1981, p. 143-145, n° 56, pl. XXIX b, c et pl. XXX a.
Media (image, audio, video ...)
Indiquer
C. Deroo, M. Durliat, M. Scellès, B. Mérel-Brandenburg,"20440 - Sarcophage - Saint-Orens-de-Gameville - Haute-Garonne (31)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/20440