Description du décor
Cuve de sarcophage à double registre et médaillon médian.
Cuve de sarcophage à décor en frise de scènes juxtaposées
La cuve rectangulaire, de grandes dimensions, est sculptée sur trois faces. La face antérieure est divisée en deux registres longitudinaux, interrompus par un médaillon en coquille présentant les défunts en buste, fortement érodés. L’homme est revêtu d’une toge à larges manches, le bras droit replié sur la poitrine. La femme porte une tunique et, par-dessus, un manteau drapé sur les épaules dont le pan droit dégage la main posée sur le bras de son époux en signe d’affection.
Sur les deux registres se développent en frise des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testaments dont l’identification de certains thèmes reste hypothétique en raison de l’état de conservation de la cuve.
Sur le registre supérieur, peu lisible et tronqué, se discernent de gauche à droite la Résurrection de Lazare (édifice à colonne torse) en présence de Marthe et Marie ; le Reniement de Pierre, Pierre est identifiable au coq sculpté à ses pieds ; le sacrifice d’Abraham : un rocher indiquant le lieu, les restes d’un bélier, Isaac peut - être penché sur l’autel et Abraham. À droite du couple, figurent Moïse recevant les tables de la Loi, puis une scène identifiée par Soper au Christ devant Pilate : au premier plan, le Christ vêtu d’un pallium est accompagné de deux soldats en tunique courte. Un serviteur tenant une œnochoé se tient devant Pilate assis sur un rocher. Sur le registre inférieur, se déroulent des scènes de l’Ancien Testament : à gauche, Soper identifiait les Hébreux refusant d’adorer la statue de Nabuchodonosor et leur arrestation. Cette interprétation reposait sur le costume des huit personnages debout vêtus de tuniques courtes. L’état du relief ne permet pas de vérifier ou de proposer une autre interprétation.
En revanche, le Passage de la mer Rouge est d’une lecture aisée : l’armée de Pharaon et le roi sur son char engloutis par les flots sont représentés sous l’imago clipeata, puis Moïse les Hébreux portant sur leur dos la farine enveloppée dans leurs manteaux et tenant leurs enfants par la main. À l’extrémité droite délimitée par un arbre, une scène peut être interprétée comme les Hébreux recueillant les cailles du désert. Les personnages sont vêtus de tuniques longues et de manteaux, les silhouettes aux attitudes diverses sont mises en valeur par le dégagement du relief du nu de la cuve et soulignées par le plissé des étoffes. Au second plan, les têtes sont sculptées en faible relief, de profil, aux cheveux courts ou casqués, la pupille de l’œil et la commissure des lèvres marquées au foret. Sur le petit côté droit, Adam et Ève sont représentés pudiquement de part et d’autre de l’arbre : l’un et l’autre en position frontale tiennent des deux mains une feuille de vigne et détournent la tête. Sur le côté gauche, Daniel dans la fosse aux lions, figuré en orant, de face, entre deux lions assis, celui de gauche à la crinière ondulante ouvre sa gueule avec férocité. Ces deux panneaux, sculptés en réserve et en faible relief, sont délimités par une large bordure. Leur réalisation est médiocre, les figures épaisses sont traitées avec maladresse, l’anatomie des personnages étant à peine indiquée.
Publications
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