Synthèse
Les commentaires des premiers traducteurs français de L’Âne d’Or illustrent bien les problèmes de réception qui se sont cristallisés autour du roman d’Apulée au cours du XVIe siècle : les difficultés herméneutiques, qui ont parfois « contraint » les traducteurs à intervenir assez radicalement dans l’œuvre même, résident surtout dans le contraste entre le caractère amusant, voire scabreux, de la plupart des épisodes du roman antique et le ton « sublime » du dernier livre. Reliant les commentaires aux différents sorts de celui-ci, l’objectif principal du présent article est d’étudier les différents arguments et lectures des traducteurs et d’analyser l’inscription socioculturelle de ces interprétations dans l’univers discursif de l’époque.