Historique
Fragment de sarcophage découvert en 1995 lors des fouilles archéologiques dirigées par Jean-Charles Arramond dans le sous-sol du musée Saint-Raymond. Ces fouilles ont mis au jour un four à chaux soudainement abandonné entre 370 et 460, alors que la dernière combustion n’était pas achevée, d'où la présence des blocs sculptés avec des décors encore visibles, considérés comme des sarcophages "ratés" , provenant d'un atelier situé à proximité de la nécropole Saint-Sernin, mis au rebus.
N° d'inventaire dans le lieu de conservation
98.14.155 (n° fouilles TSR 2237.1)
Etat de conservation
Petit fragment de l'angle inférieur d'une cuve de sarcophage.
Dimensions en cm
H. cons. 25 ; L. cons. 34 ; Ep. 8.
Type et technique de sculpture
Technique.TailleType.Bas-relief
Typologie
Mobilier funéraire.Cuve de sarcophage
Description du décor
Le décor de cette cuve n'apparaît sur aucun des sarcophages toulousains déjà conservés et publiés. En bordure de cuve, on retrouve une colonnette avec sa base moulurée. La partie supérieure montre les effets du four à chaux. Dans un cadre général déterminé par des bandeaux plats et lisses s'insère un cordon formé d'une succession continue de petits chevrons. Puis, un nouveau cadre, carré, également bordé d'un bandeau plat et lisse, renferme un motif en fleuron, à bouton central, et dont les quatre pétales principaux, lancéolés, se disposent selon les diagonales. Entre eux, quatre autres pétales laissent apparaître leurs pointes dans les écoinçons ainsi déterminés. Cette composition, sculptée avec un peu plus de soin, se retrouve sur la face antérieure d'une cuve de Martres-Tolosane (Repertorium 325) et avec une succession de cadre sur un morceau de cuve découvert en 1988 à Saint-Just-de-Valcabrère (Guyon et alii 1991) et ). Grâce à cet autre élément, où plusieurs cadres de ce type voisinent et occupent l'ensemble de la hauteur, on peut restituer la cuve toulousaine. Dans les deux cas, il s'agit de la transposition, plaquée sur les parois et réduite dans son relief, d'un plafond ou lambris à caissons fleuronnés classique. Malgré la rapidité d'exécution du travail et le choix fait d'un moindre relief - les deux choses procédant sans doute des mêmes contraintes techniques et économiques - il y a ici une évidente fidélité au langage ornemental de l'architecture romaine.
Publications
GUYON Jean et SCHENK Jean-Louis, avec une contribution de Christian Delaplace, Christian Landes, Raymond Monturet et Jean-Louis Paillet, Pulchra Imago. Fragments d’archéologie chrétienne [Catalogue d’exposition, Saint-Bertrand-de-Comminges, Musée archéologique départemental Les Olivetains, 30 mars - 11 novembre 1991], Toulouse : Impr. du Sud, 1991, p. 74, n° 5 (notice de Christian Delaplace).CAZES Quitterie et ARRAMOND Jean-Charles, « Les fouilles du musée Saint-Raymond à Toulouse (1994-1996) », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, vol. 57, 1997, p. 35-53.
Media (image, audio, video ...)
Indiquer
D. Cazes, A. Devillechaise, "24517 - Sarcophage - Musée Saint-Raymond à Toulouse - Haute-Garonne (31)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/24517