21414 - Sarcophage - Chartreuse de Valbonne à Saint-Paulet-de-Caisson - Gard (30)

 Sculpture: id 21414

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Objet
Sarcophage
Historique
Sarcophage chrétien provenant de Saint-Paulet-de-Caisson, ancienne chartreuse de Valbonne.
« Après avoir été ouvert clandestinement par les hérétiques du XVIe siècle, ce tombeau qui de l’avis des antiquaires d’alors, contenant les reliques d’un martyr », fut conservé à la Chartreuse de Valbonne jusqu’à la Révolution, époque à laquelle il fut transporté au village de Paulet et servit d’abreuvoir. Puis il fut restitué aux religieux en 1645, sous le priorat de R. P. Dom François Laurent.
1906/02/12 : classé au titre objet.
Il fut ensuite Acquis en janvier 1923 par le musée de la romanité de Nîmes.
N° d'inventaire dans le lieu de conservation
923.3.1
Statut MH
Classé au titre des Monuments Historiques
Etat de conservation
Bien conservé.
Remploi
Non
Matériau
Marbre
Précision sur le matériau
Marbre des Pyrénées. : Cuve : Marbre blanc veiné. couvercle : Marbre gris.
Dimensions en cm
Cuve : L. 202 ; l. 73 ; H. 49 ; Ep. 8
Couvercle : L. 220 ; l. 77 ; L. arête sommitale 140 ; H. 43.
Type et technique de sculpture
Technique.TailleType.MéplatType.Bas-relief
Outil
CompasCiseau
Typologie
Mobilier funéraire.Sarcophage
Morphologie
Cuve à base rectangulaire, évasée.
Cuve architecturée à pilastres d'angle et sept panneaux moulurés
Couvercle en bâtière.
Détermination
Assurée
Décor
SymboliqueVégétal
Description du décor
La cuve rectangulaire, évasée, décorée sur trois côtés, est cantonnée aux angles de quatre pilastres cannelés et rudentés à chapiteaux lotiformes et bases moulurées. La face antérieure est divisée en sept panneaux rectangulaires verticaux, délimités par des moulures à la partie inférieure et supérieure. Trois panneaux disposés verticalement abritent des personnages masculins, debout sous des rideaux entr’ouverts et noués à mi-hauteur. Ces panneaux, alternant avec des motifs végétaux, s’organisent symétriquement par rapport à la figure médiane. Deux d’entre eux sont ornés de rinceaux de vigne jaillissant d’un vase à anses enroulées dérivé du canthare ; sur les deux autres se développent des acanthes arborescentes. Sur la tige verticale cannelée, terminée par un bouquet de trois folioles, naissent aux pieds de grandes feuilles sessiles à nervures et lobes découpés opposés symétriquement, et au dessus de chaque nœud, quatre paires de feuilles dont les extrémités sont tournées vers le H. Sur le panneau central, se détache en léger relief le Christ, vêtu d’une tunique longue et d’un manteau, debout, dans une attitude légèrement déhanchée. Il tient dans la main gauche un rotulus fermé et fait de la main droite le geste de bénédiction. Le visage est jeune et imberbe, la chevelure retombant sur ses épaules. Les apôtres sculptés dans les panneaux verticaux sont également debout et habillés d’un manteau et d’une tunique légèrement plissée dont les bordures sont soulignées par des bourrelets. Ils sont tournés vers le Christ et tiennent un rotulus roulé. Celui à dextre serre un rouleau dans la main gauche et porte sa main droite à la bouche en signe de parole. À ses pieds est posé un coffret sur pieds. Celui de gauche serre des deux mains le rouleau. Les chevelures et barbes sont conformes à l’iconographie traditionnelle de saint Pierre et de saint Paul. Les petits côtés sont ornés d’une rosace à douze pétales, à nervure axiale et bouton central taillé en biseaux. Elle s’inscrit dans un cercle à triple listel entouré de rinceau de vigne à grappes et vrilles. Le couvercle à quatre pans, dont les arêtes sont soulignées par une moulure tressée, est recouvert sur la face postérieure d’un réseau d’écailles. La face antérieure est divisée en trois panneaux. Les panneaux latéraux sont couverts d’un rinceau de vigne à vrilles et grappes s’échappant d’un vase stylisé cylindrique encadrant un panneau rectangulaire sur lequel figure en faible relief un chrisme inversé la haste du Rho à gauche, cantonné de l’oméga à gauche et de l’alpha à droite, inscrit dans un cercle composé d’un double listel. Le médaillon est encadré dans la partie supérieure de rideaux entr’ouverts, noués, et dans la partie inférieure, de feuilles allongées. Le petit côté gauche est empli d’une touffe de feuillage s’adaptant au support triangulaire, celui de droite d’une rosace à douze pétales et bouton centré, taillée en biseaux et inscrite dans un cercle à double cannelure. D’une palmette axiale s’échappent des feuilles allongées et linéaires et des vrilles, couvrant le fond du couvercle. Le médaillon central à rosace reprend le même motif exécuté sur la cuve, cependant, le tracé des cercles est moins habile.
Inscription
Non
Datation
375 .. 450
Discussion
Atelier du Sud-Ouest.
Publications
CHATEL Élisabeth, « Plaque de marbre sculptée dans l’église de Chambornay-les-Bellevaux (Haute-Saône) », Cahiers archéologiques, vol. 32, 1984, p. 34, fig. 5.CAILLET Jean-Pierre, « Les sarcophages chrétiens en Provence (IIIe-Ve siècles) », Antiquité tardive, vol. 1, 1993, p. 131.CHRISTERN-BRIESENICK Brigitte, avec une contribution de Hugo BRANDENBURG et Giuseppe BOVINI, Repertorium der christlich-antiken Sarkophage. Dritter Band, Frankreich, Algerien, Tunesien, Mayence : Philipp von Zabern, 2003, n° 410, p. 190, pl. 99, 3-5 (Marbre des Pyrénées, atelier toulousain, 2e moitié Ve siècle).BRUGUIER-ROURE Louis, « La Chartreuse de Valbonne, près de Pont-Saint-Esprit (Gard) », Bulletin monumental, vol. 42, 1876, p. 603.GARRUCCI Raffaele, Storia dell’arte cristiana nei primi otto secoli della chiesa. 5. Sarcofagi ossia sculture cimeteriali, Prato : Gaetano Guasti, 1879, I, p. 140, pl. CCCXCV, n° 8.LE BLANT Edmond, Les sarcophages chrétiens de la Gaule, Paris : Imprimerie nationale, 1886, n° 125, p. 106, pl. XXVIII, fig. 1.ROSCHACH Ernest, Histoire générale de Languedoc. 16. Histoire graphique de l’ancienne province de Languedoc, Toulouse : Privat, 1872-1904, p. 233, fig. 133 (couvercle) ; p. 259, fig. 148 (acanthe arborescente).WULFF Oskar, Altchristliche und byzantinische Kunst, Berlin : Akademische verlagsgesellschaft athenaion, 1914 (Handbuch der Kunstwissenschaft, 1), fig. 111.LECLERCQ Henri, Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie, vol. 2, 1910, col. 1079, fig. 1592.LECLERCQ Henri, Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie, vol. 5, 1922, col. 2519-2590, n° 290, fig. 4740.ESPERANDIEU Émile, Le musée lapidaire de Nîmes : guide sommaire, Nîmes : impr. générale (P. Gellion and Bandini), 1924, p. 147, n° 754.MICHON Étienne, « Les sarcophages de saint Drausin de Soissons, de la Valbonne et de Castelnau-de-Guers au musée du Louvre et les sarcophages chrétiens dits de l’école d’Aquitaine ou du Sud-Ouest », in Mélanges offerts à M. Gustave Schlumberger, membre de l’Institut, à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de sa naissance (17 octobre 1924), Paris : Paul Geunther, 1924, p. 330-334.COUTIL Léon, L’art mérovingien et carolingien : sarcophages, stèles funéraires, cryptes, baptistères, églises, orfèvrerie et bijouterie, Bordeaux : Impr. J. Bière, 1931 (Bulletin et mémoires de la Société archéologique de Bordeaux, 44), p. 16 et 18.BAUM Julius, La sculpture figurale en Europe à l’époque mérovingienne, Paris : Les éditions d’art et d’histoire, 1937, p. 113, n° 185, pl. 70, 185.WARD-PERKINS John Bryan, « The sculpture of Visigothic France », Archaeologia, vol. 87, 1938, n° 123, pl. 36 : 1, 2 (VIe siècle).HUBERT Jean, L’art pré-roman, Chartres : Jacques Laget, Librairie des arts et métiers éditions, 1974, pl. 29 a.SALIN Édouard, La civilisation mérovingienne d’après les sépultures, les textes et le laboratoire. 2. Les sépultures, Paris : A. et J. Picard, 1952, pl. 5.1 (VIe -VIIe siècle).FOSSARD Denise, « La chronologie des sarcophages d’Aquitaine », in Actes du Ve congrès international d’archéologie chrétienne (Aix-en-Provence, 1954), Paris-Cité du Vatican : Société d’édition les Belles lettres - Pontificio Istituto di archeologia cristiana, 1957 (Studi di antichità cristiana, 22), p. 311, fig. 5, 1.GERKE Friedrich, Der Tischaltar des Bernard Gilduin in Saint Sernin in Toulouse ; über das Verhältnis der südfranzösischen Frühromantik zur altchristlichen Plastik, Mayence : Akademie der Wissenschaften und der Literatur, 1958 (Abhandlungen der Geistes-und Sozialwissenschaftlichen Klasse, 8), p. 484.BRIESENICK Brigitte, « Typologie und Chronologie der südwestgallischen Sarkophage », Jahrbuch des Römisch-Germanischen Zentralmuseum Mainz, vol. 9, 1962, p. 152, n° 24, pl. 21, 1 et 29, 3 (fin VIe siècle).DEMOUGEOT Émilienne, « Y eût-il une forme arienne de l’art paléochrétien ? », in Actes du VIe congrès international d’archéologie chrétienne (Ravenne, 23-30 septembre 1962), Cité du Vatican : Pontificio Istituto di archeologia cristiana, 1965, p. 491-519.JAMES Edward, The Merovingian Archaeology of South-West Gaul, Oxford : BAR, 1977 (British Archaeological Reports, vol. 2, 2), p. 309, n° A 29.
Littérature grise
MEREL-BRANDENBURG Anne-Bénédicte, La sculpture de l'Antiquité tardive en Languedoc méditerranéen et Roussillon (IVe-VIIIe s.), Thèse de doctorat, Université Paris IV-Sorbonne, Paris, 4 vol., 2007, cat. 234, pl. 221, fig. 1-4.
Dernière MAJ
11 Feb 2025
Indiquer
B. Mérel-Brandenburg, "21414 - Sarcophage - Chartreuse de Valbonne à Saint-Paulet-de-Caisson - Gard (30)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/21414
 
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