Historique
Deux fragments d’un couvercle de sarcophage en bâtière, découverts vers 1909 par l’abbé Achille Auriol dans le piédestal maçonné d’une croix située à quelque deux kilomètres à l’ouest de Muret, au croisement des chemins de Seysses à Ox (ancienne voie romaine) et de Muret à Lamasquère (devenus respectivement les D 15 et 19). L’abbé Auriol déclare avoir mis les fragments à l’abri, sans préciser où. À l’origine, cette croix marquait approximativement, semble-t-il, l’emplacement de l’église Saint-Germier-le-Vieux où se trouvaient des reliques de ce saint évêque de Toulouse. Cette église avait été donnée en 948 à l’abbaye Saint-Pierre de Lézat qui en fit un prieuré. Elle était encore debout en 1669, mais fut détruite sous la Révolution et ses ruines disparurent totalement vers 1830 (FONS Victor, « Mémoire historique sur les prieurés de Saint-Germier et de Saint-Jacques de Muret », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, vol. 8, 1861–1865, p. 74-94). La croix elle-même a été déplacée deux fois par les services des Ponts et Chaussées, à l’occasion de travaux sur les routes dont elle signalait le croisement, tout en demeurant toujours à l’intérieur de la même propriété dite « Château Saint-Germier ».
Etat de conservation
Fragmentaire. La photographie publiée par l’abbé Auriol indique que les deux fragments constituaient la presque totalité du tiers gauche d’un couvercle de sarcophage.
Précision sur le matériau
Marbre des Pyrénées.
Dimensions en cm
Dimensions inconnues.
Type et technique de sculpture
Technique.TailleType.Méplat
Typologie
Mobilier funéraire.Couvercle de sarcophage
Morphologie
Couvercle en bâtière.
Description du décor
Les arêtes étaient décorées de chevrons et les pans limités à la base par une gorge. Ce qui subsistait du pan antérieur offrait un pied de lierre formant le motif décoratif d’un panneau bordé à droite par un pilastre cannelé et rudenté. Il est probable que l’ensemble du pan avait été divisé en trois panneaux par deux pilastres. Sur le pan triangulaire apparaissaient deux bouquets d’acanthe formés chacun de deux palmettes et d’un fleuron terminal lisse. Le revers du couvercle était couvert d’imbrications.
Discussion
Les deux rinceaux jaillissaient peut-être d’un pied unique, comme sur les pans latéraux d’un couvercle de sarcophage conservé au musée Saint-Raymond à Toulouse (ID-20506).
Publications
AURIOL Achille, « Fragments d’un sarcophage paléochrétien conservés à Saint-Germier-le-Vieux, près de Muret », Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, vol. 39, 1909, p. 472-475, fig. p. 473.WARD-PERKINS John Bryan, « The sculpture of Visigothic France », Archaeologia, vol. 87, 1938, p. 128.BRIESENICK Brigitte, « Typologie und Chronologie der sudwestgallischen Sarkophage », Jahrbuch des Römisch-Germanischen Zentralmuseum Mainz, vol. 9, 1962, p. 169, n° 191.JAMES Edward, The Merovingian Archaeology of South-West Gaul, Oxford : BAR, 1977 (British Archaeological Reports, vol. 2, 2), p. 336, n° 194.DEROO Christophe, DURLIAT Marcel et SCELLES Maurice, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 4. Haute-Garonne, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1987 (vol. 4/4), n° 298, p. 175-176, pl. CXLV, 298.
Littérature grise
DEROO Christophe, La sculpture funéraire chrétienne du département de la Haute-Garonne antérieure à l’an mil, Mémoire de maîtrise : Université de Toulouse Le Mirail, 1981, p. 283-284, n° 143, pl. LXXV c.
Media (image, audio, video ...)
Indiquer
C. Deroo, M. Durliat, M. Scellès, B. Mérel-Brandenburg, "20656 - Sarcophage - Muret - Haute-Garonne (31)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/20656