20654 - Sarcophage - Église Saint-Vidian à Martres-Tolosane - Haute-Garonne (31)

 Sculpture: id 20654

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Objet
Sarcophage
Historique
Couvercle de sarcophage fragmentaire à quatre versants. Les huits morceaux qui le composent furent dégagés, les uns en 1950 de la plate-forme d’accès à l’un des fours à chaux creusés dans le sol de l’église paléochrétienne, et les autres en 1952 de la couche du moyen âge à l’extérieur de Saint-Vidian. Ce couvercle ainsi reconstitué est exposé à l’intérieur de l’église, appuyé au mur occidental. Il est posé sur un socle bétonné, surélevé par deux pierres taillées.
Statut MH
Non protégé
Etat de conservation
Huit fragments.
Remploi
Non
Matériau
Marbre
Précision sur le matériau
Marbre de Sost (Hautes-Pyrénées).
Marbre blanc saccharoïde, assez fin, à rares grains de pyrite.
Marbre des Pyrénées.
Dimensions en cm
H. 22 ; L. 207 ; l. 71-67.
Type et technique de sculpture
Type.Semi-méplatTechnique.Taille
Outil
Ciseau
Typologie
Mobilier funéraire.Couvercle de sarcophage
Morphologie
Couvercle de sarcophage à quatre versants ayant fait l’objet d’un remontage de la part de Paul Mesplé.
Couvercle en bâtière.
Détermination
Assurée
Décor
VégétalGéométrique
Description du décor
La face antérieure présente une alternance d’étoiles à six rais - avec pointes réunies par des fuseaux - et de rosaces à six feuilles d’acanthe couchées en hélice autour d’une fleur centrale à quatre pétales. L’alternance affecte également les rosaces d’acanthe elles- mêmes où le mouvement des feuilles s’effectue tantôt de droite à gauche, tantôt de gauche à droite. Entre les trois médaillons de feuillages - les deux extrêmes sont tronqués par les arêtes du couvercle - et les deux cercles étoilés, les écoinçons sont occupés, tant à la partie supérieure qu’à la partie inférieure, par de petits motifs représentant peut-être des chandeliers à trois pieds.
Sur le versant latéral droit une marguerite à douze pétales nervés est inscrite dans un disque concave cantonné de trois feuilles lobées. Dans les angles du versant sont sculptés des motifs en forme de pelta.
Le versant latéral gauche offre un décor semblable - aujourd’hui très lacunaire - avec cette différence que des boules séparent les douze pétales de la fleur.
Inscription
Non
Datation
400 .. 499
Discussion
Le décor d’acanthes enroulées existait déjà à l’époque hellénistique, et on a trouvé dans la villa de Chiragan de nombreux éléments d’architecture couverts d’élégants feuillages de ce type. Le même décor figure sur un sarcophage du musée des Augustins, avec des rapports mieux établis entre les enroulements des acanthes et la fleur centrale (voir ID-20505). De tels enroulements constituent encore l’un des motifs du décor du linteau remployé au portail de Moissac et du linteau de Saint-Sernin de Thézels conservé au musée de Cahors.
Zone de production : Sud-Ouest.

Zone de production : Comminges.
Atelier local ; 2e moitié Ve s.
Publications
LABROUSSE Michel, « Informations de la Xe circonscription », Gallia, vol. 9, no 1, 1951, p. 129-130, fig. 2.MUSEE DES AUGUSTINS DE TOULOUSE et MESPLE Paul, De l’art des Gaules à l’art français [Catalogue d’exposition, Toulouse, Musée des Augustins, 1956], Toulouse : Musée des Augustins, 1956, p. 65, n° 183.BOUBE Jean, « Les sarcophages paléochrétiens de Martres-Tolosane (Haute-Garonne) », Cahiers archéologiques, vol. 9, 1957, p. 54-56, n° XXI, 1 fig. 27, 27bis, 27ter.BRIESENICK Brigitte, « Typologie und Chronologie der sudwestgallischen Sarkophage », Jahrbuch des Römisch-Germanischen Zentralmuseum Mainz, vol. 9, 1962, p. 167, n° 166, p. 174, fig. d, m.FOSSARD Denise, « À propos des linteaux de Moissac et de Saint-Sernin de Thézels », in Synthronon. Art et archéologie de la fin de l’Antiquité et du Moyen Âge, Paris : C. Klincksieck, 1968, p. 214, p. 216, fig. 13.JAMES Edward, The Merovingian Archaeology of South-West Gaul, Oxford : BAR, 1977 (British Archaeological Reports, vol. 2, 2), p. 333, n° 162.DEROO Christophe, DURLIAT Marcel et SCELLES Maurice, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 4. Haute-Garonne, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1987 (vol. 4/4), n° 29, p. 41-42, pl. XIV-XV, 29 a, b et c.CHRISTERN-BRIESENICK Brigitte, avec une contribution de Hugo BRANDENBURG et Giuseppe BOVINI, Repertorium der christlich-antiken Sarkophage. Dritter Band, Frankreich, Algerien, Tunesien, Mayence : Philipp von Zabern, 2003, p.160-161, n°324, tafel 82. 3 et 5BOUBE Jean, « Martres-Tolosane, Église et cimetière paléochrétiens », in Les premiers monuments chrétiens de la France. 2. Sud-Ouest et Centre, Paris : Picard, 1996, p. 174, 176.
Littérature grise
DEROO Christophe, La sculpture funéraire chrétienne du département de la Haute-Garonne antérieure à l’an mil, Mémoire de maîtrise : Université de Toulouse Le Mirail, 1981, p. 102-104, n° 22 (2), pl. XIa, b, XIIa.
Dernière MAJ
22 Sep 2025
Indiquer
C. Deroo, M. Durliat, M. Scellès, B. Mérel-Brandenburg, "20654 - Sarcophage - Église Saint-Vidian à Martres-Tolosane - Haute-Garonne (31)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/20654
 
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