Historique
Chapiteau composite placé sur un fragment de colonne contre un pilier, à gauche de la porte d’entrée septentrionale. Louis de Fiancette d'Agos signale dès 1856 les deux chapiteaux creusés pour servir de bénitier : « Au pied (du troisième pilier) est un chapiteau creusé pour servir de bénitier..., le bénitier... au cinquième pilier, est creusé... dans un chapiteau d’acanthe ».
Etat de conservation
Complet.
Conditions de remploi
Ce chapiteau a été creusé et réemployé comme bénitier.
Précision sur le matériau
Marbre gris de Saint-Béat.
Marbre des Pyrénées.
Dimensions en cm
H. cons. 36 ; l. cons. 41 ; D. 30.
Type et technique de sculpture
Technique.TailleType.Semi-méplat
Typologie
Élément architectural.Chapiteau
Morphologie
Chapiteau dérivé du composite.
Description du décor
La corbeille cylindrique est couverte de deux rangs de quatre feuilles imbriquées dont la nervure médiane a l’aspect d’une épaisse moulure plate soulignée de deux sillons. De part et d’autre se détachent deux lobes profondément découpés, et plaqués sur le fond de la corbeille, en relief assez marqué. Ils sont parcourus par des nervures en creux. Entre les grandes feuilles de la rangée supérieure, l’échine est soulignée par une double file de glyphes et d'oves séparés par une moulure.
L'abaque est échancré et les dés sont nettement dégagés. Il ne reste des volutes que leurs tiges et quelques traces de leurs crosses.
Discussion
Des parallèles sont établis avec le chapiteau de Cazaubon (Gers), notamment dans le traitement de la nervure triangulaire médiane soulignée par deux sillons). Le limbe est déchiqueté en lobes, eux-mêmes découpés en trois lobules, parcourus par une nervure en creux : ce type de feuille caractérise, dans la classification des chapiteaux préromans du Gers, par M. Larrieu-Duler, la seconde série de chapiteaux à feuilles en rameaux (111). Sous le dé, court un chapelet de perles, séparées par une seule pirouette, visible seulement sur la face sud du chapiteau. Sur la apparente de la corbeille, juste au-dessous des perles, émerge un groupe de cinq feuilles lancéolées, faiblement cannelées, séparées par un trou au trépan. Jean Boube).Par l’épaisseur et le caractère fruste de son feuillage, par le traitement contrasté du décor de l’échine, ce chapiteau se distingue très nettement des ID-20557 à ID-20567, qui développent au contraire une tendance à l’aplatissement du relief, déjà sensible sur le chapiteau ID-20555. Robert Gavelle estime, et sans doute à juste titre, qu’il s’agit d’un travail romain tardif.
Atelier du Sud-Ouest.
Publications
FIANCETTE D’AGOS Louis de, Étude sur la basilique de Saint-Just et les antiquités de Valcabrère, Saint-Gaudens : Imprimerie religieuse d’Abadie, 1856, p. 35.GAVELLE Robert, « Notes sur l’église Saint-Just-de-Valcabrère », Revue de Comminges, Pyrénées centrales, vol. 80, 1967, p. 162.DEROO Christophe, DURLIAT Marcel et SCELLES Maurice, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 4. Haute-Garonne, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1987 (vol. 4/4), n° 209, p. 145, pl. CXII, 209.BOUBE Jean, « Chapiteaux de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge dans le Comminges et le Toulousain », Pallas, hors-série. Mélanges offerts à M. Labrousse, 1986, p. 256, p. 453, fig. 28, n°16.
Littérature grise
SCELLES Maurice, Inventaire de la sculpture monumentale du IVe au Xe siècle en Haute-Garonne, Mémoire de maîtrise : Université de Toulouse Le Mirail, 1981, p. 206-207, n° 195, pl. LX.
Media (image, audio, video ...)
Indiquer
C. Deroo, M. Durliat, M. Scellès, B. Mérel-Brandenburg, "20556 - Chapiteau - Basilique Saint-Just à Valcabrère - Haute-Garonne (31)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/20556