Jean Boube, citant R. Cagnat (Cours d’épigraphie latine, Paris, 1914, p. 12) observe que la particularité de l'alpha dépourvu de barre transversale s’observe fréquemment même sur des monuments très soignés. Comme l’a observé Jean Boube, la technique se caractérise par le recours à la géométrie. « Le décor était dessiné sur le marbre à la pointe sèche. Ces traits du dessin constituent les axes du quadrillage destiné à sertir les fleurons ; ils règlent les dimensions des carrés, la largeur des bandes qui forment les cloisons, et l’on voit encore, en plusieurs endroits, les lignes à demi-effacées d’un tracé erroné, corrigé par l’ouvrier. Le cercle du chrisme tracé au compas, le trou de la pointe sèche, les lignes perpendiculaires selon lesquelles le khi a été taillé sont nettement visibles sur la surface du marbre ». Un fleuron à huit pétales comparable aux précédents, quoique d’une exécution moins soignée, retiré en 1956 d’un mur de la tour du clocher, est aujourd’hui perdu (ID-20640). Un décor toujours semblable à celui du sarcophage, tant en ce qui concerne le choix du motif décoratif que la technique de la taille en biseau, caractérise encore un linteau en remploi au-dessus de la porte d’entrée d’une maison de Valentine (ID-20633). Le type de fleuron utilisé dans tous les cas était apparu dès l’époque romaine dans la sculpture funéraire de la région (Hatt 1942). Par ailleurs, des fleurons taillés en biseau sont un des motifs favoris de la sculpture dans la péninsule ibérique à l'époque wisigothique.
Atelier local ; 2e tiers du Ve s. (Repertorium) Atelier du Sud-Ouest. Atelier : Saint-Bertrand-de-Comminges ; 2eme moitié Ve s. (Koch).