Historique
Accolés au mur ouest, au sud de l’abside occidentale de la crypte Saint-Oyand, datée du VIIe siècle. Placés sur l’architrave de l’étage inférieur et jumelés avec une colonne moderne, mais selon une ancienne disposition, ils reçoivent la retombée de l’arc de l’abside, sur le tailloir.
Statut MH
Classé au titre des Monuments Historiques
Etat de conservation
Assez bel état.
Matériau
Lithique indéterminé
Précision sur le matériau
Pierre.
Dimensions en cm
Fût : H. 111 ; D. 15.
Base : H. 15 ; l. 15.
Chapiteau : H. 16 ; l. 16 ; D. 13.
Tailloir : H. 10.
Type et technique de sculpture
Technique.Taille
Typologie
Élément architectural.ColonneÉlément architectural.Base de colonneÉlément architectural.TailloirÉlément architectural.Chapiteau
Morphologie
Colonne double,
Chapiteau dérivé du composite.
Description du décor
La forme de ce chapiteau, unique à Saint-Laurent, est cubique. L’abaque non échancrée ne se distingue plus de la corbeille. Quatre feuilles d'acanthe, larges et peu découpées, occupent, aux angles, la partie inférieure du chapiteau. Entre elles, prend naissance une tige qui va se séparer en deux branches dont les extrémités en spirales formeront les volutes au-dessus des feuilles d'angle.
Discussion
Le motif en forme de crosses opposées, simplification des volutes des chapiteaux corinthiens, se trouve dans un chapiteau du VIIIe siècle provenant de Santa Maria d'Aurona, conservé au Museo Civico de Milan. Le même type, plus simplifié encore, se présente sur un chapiteau provenant de Beaumes-de-Venise dans le Vaucluse, entré au Musée de Carpentras avec la collection de Gaudemaris et publié par José Puig Y Cadafalch. Ce motif connaîtra une longue survie avec certains des chapiteaux de la crypte de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne, au XIe siècle, ainsi que ceux de la crypte de Notre-Dame d'Étampes exécutés entre 1016 et 1031.
Publications
HUBERT Jean, L’architecture religieuse du haut Moyen Âge en France : plans, notices et bibliographie, Paris : Imprimerie nationale, 1952, p. 78, n° 128.PUIG I CADAFALCH Josep, L’art wisigothique et ses survivances. Recherches sur les origines et le développement de l’art en France et en Espagne du IVe au XIIe siècle, Paris : F. de Nobele, 1961, pl. XLVII, f.VALLERY-RADOT Jean, « Saint-Jean-de-Maurienne, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste », in Congrès archéologique de France, 130e session (Savoie, 1965), Paris : Société française d’archéologie, 1965, p. 62, p. 64, photographie.CHATEL Élisabeth, « Un chapiteau remployé dans l’église Saint-Jean de Vif (Isère) », Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, 1975, p. 46, fig. I, dessins de M. Pierre Rousseau.CHATEL Élisabeth, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 2. Isère, Savoie et Haute-Savoie, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1981 (vol. 2), n° 23, p. 18, pl. XII, 23.
Media (image, audio, video ...)
Indiquer
É. Chatel, B. Mérel-Brandenburg, "18431 - Colonne et tailloir - Musée archéologique Saint-Laurent à Grenoble - Isère (38)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/18431