17869 - Base, fût, chapiteau et tailloir - Église Saint-Laurent à Grenoble - Isère (38)

 Sculpture: id 17869

MEDIA

LINKED MEDIA
Objet
Base, fût, chapiteau et tailloir
Historique
Appliqués contre le mur latéral nord, à l'est de l'absidiole de la crypte Saint-Oyand, datée du VIIe siècle.
Statut MH
Classé au titre des Monuments Historiques
Etat de conservation
Bon état de conservation.
Remploi
Oui
Conditions de remploi
Colonne remployée.
Matériau
CalcaireMarbre
Précision sur le matériau
Base en calcaire.
Fût en marbre blanc.
Chapiteau en marbre blanc.
Tailloir en calcaire grossier des Beaux.
Dimensions en cm
Base : H. 18 ; l. 24.
Fût : H. 142 ; D. 16.
Chapiteau : H. 21 ; l. 29 ; D. 16.
Tailloir : H. 23 ; l. sommet 43 ; l. base 30.
Type et technique de sculpture
Technique.Taille
Outil
Ciseau
Typologie
Élément architectural.Base de colonneÉlément architectural.ChapiteauÉlément architectural.Fût de colonneÉlément architectural.Tailloir
Morphologie
Chapiteau dérivé du composite.
Détermination
Assurée
Décor
VégétalFiguratifSymboliqueGéométrique
Description du décor
Ce chapiteau comporte une seule rangée de feuilles d’acanthe entre lesquelles partent les caulicoles. Le dé, formé d’une fleur à quatre pétales autour d’un bouton central, est modelé en fort relief. Sur les faces nord et sud du tailloir, on retrouve le vase aux anses réduites à de simples crochets. Les rinceaux qui s’échappent du vase sont constitués de trois brins creusés de deux rainures parallèles. On retrouve à l'extérieur des rinceaux des spirales. Les angles inférieurs sont occupés par des fleurons. Les faces latérales sont décorées d’une croix grecque entre deux colombes aux têtes retournées vers la croix. Des épis de blé s’échappent du bec des colombes. La tranche supérieure du tailloir est occupée par une torsade à un seul brin dont l’espace central est orné d'un bouton en relief.
Inscription
Non
Datation
500 .. 599
Discussion
M. Jean Hubert a souligné les éléments de datation que pouvait fournir cette déformation (les crochets). Le plus ancien exemple se voit sur le sarcophage de l’évêque Lopicenus à Modène vers 750 ; les figurations les plus barbares sont celles d’un bas-relief en marbre du Musée de Narbonne représentant la croix tenue par deux personnages et d’un fragment du Musée de Carpentras que l’on peut dater de l'époque carolingienne en raison de leur similitude avec les panneaux de chancel de Schaennis. Les rinceaux qui surgissent du vase ont des tiges creusées de deux rainures parallèles, traitement qui se retrouve dans certaines dalles de chancel du Musée d’Art chrétien de Saint-André-le-Bas à Vienne (n° 128, pl. XLV) et sur le pilastre de la crypte de Flavigny (cf. Hubert, 1938, pl. XL, c). Les spirales, que nous avons déjà rencontrées sur plusieurs tailloirs, se logent entre les tiges des rinceaux. Ici elles sont remplacées par deux fleurs à quatre pétales.
Publications
REYMOND Marcel et GIRAUD Charles, « La chapelle Saint-Laurent à Grenoble », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, I, 1893, p. 10, pl. V.PROU Maurice, La Gaule mérovingienne, Paris : L.-H. May, 1897, p. 248, fig. 99.REYMOND Marcel, Grenoble et Vienne, Paris : H. Laurens, 1907 (Les villes d’art célèbres), p. 12.PROU Maurice, « Chancel carolingien orné d’entrelacs à Schaennis (canton de Saint-Gall) », Mémoires de l’institut national de France. Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 39, 1914, p. 8, note 1.LECLERCQ Henri, « Grenoble », Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie, vol. 6, n° 2, 1925, col. 1804, fig. 5459.LASTEYRIE DU SAILLANT Robert-Charles de, L’architecture religieuse en France à l’époque romane, Paris : A. Picard, 1929, p. 101, fig. 84.COUTIL Léon, L’art mérovingien et carolingien : sarcophages, stèles funéraires, cryptes, baptistères, églises, orfèvrerie et bijouterie, Bordeaux : Impr. J. Bière, 1931 (Bulletin et mémoires de la Société archéologique de Bordeaux, 44), pl. h.-t. entre les p. 74 et 75, fig. 3 et 6.DAVID Pierre, L’Eglise Saint-Laurent de Grenoble et l’oratoire de Saint-Oyand : notice historique et archéologique, Grenoble : Aubert, 1937, p. 26, n° 18.HUBERT Jean, « La “crypte” de Saint-Laurent de Grenoble et l’art du sud-est de la Gaule au début de l’époque carolingienne », in Arte del primo millennio. Atti del II convegno per lo studio dell’arte dell’alto medio evo (Pavia, settembre 1950), Turin : A. Viglongo, 1953, p. 331-332, pl. CCII, fig. 2, n° 10.HUBERT Jean, PORCHER Jean et VOLBACH Wolfgang Fritz, L’Europe des invasions, Paris : Gallimard, 1967 (L’univers des formes), p. 99, fig. 115.GIRARD Raymond, L’église et la crypte de Saint-Laurent de Grenoble, Grenoble : Centre d’Archéologie historique de l’Isère, 1977, p. 9.CHATEL Élisabeth, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 2. Isère, Savoie et Haute-Savoie, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1981 (vol. 2), n° 16, p. 15, pl. V et pl. IX, 16 a et b.COLARDELLE Renée, La ville et la mort. Saint-Laurent de Grenoble, 2000 ans de tradition funéraire, Turnhout, Brepols Publishers, 2008, p. 188.
Dernière MAJ
4 Apr 2025
Indiquer
É. Chatel, B. Mérel-Brandenburg, "17869 - Colonne, base, chapiteau et tailloir - Musée archéologique Saint-Laurent à Grenoble - Isère (38)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/17869
 
more...