Description du décor
La corbeille est couverte d'une rangée de feuilles d’acanthe. Au-dessus de la feuille médiane, les volutes forment une échancrure sur laquelle prend appui le dé en forme de rosace. Sur les faces sud et nord du tailloir, un vase à godrons présente des anses réduites à des crochets. Les rinceaux à un seul brin qui s’en échappent supportent deux fleurs. Sur les faces latérales, deux colombes tenant des palmes dans leur bec sont tournées vers l’extérieur, mais leur tête s’infléchit vers la croix centrale à quatre branches égales. Au pied de la croix, sont représentées deux fleurs à quatre pétales autour d’un bouton central. Dans la partie supérieure, elles sont remplacées par des spirales. Deux fleurons occupent les angles. Sur la face latérale est, la croix est une croix monogrammatique dont la boucle du P est tournée vers la gauche.
Discussion
Le traitement schématique de ces feuilles, leur raideur, rappellent, non seulement Germigny-des-Prés, mais certains chapiteaux lombards, comme celui trouvé dans les fouilles de la cathédrale de Luni, attribué au IXe siècle.
Publications
CAUMONT Arcisse de, « Rapport verbal sur une excursion archéologique en Gévaudan et en Dauphiné et autres inspections faites dans le cours de l’année 1857 », Bulletin monumental, vol. 24, 1858, p. 309, fig.REYMOND Marcel et GIRAUD Charles, « La chapelle Saint-Laurent à Grenoble », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, I, 1893, p. 9, pl. VI.LECLERCQ Henri, « Grenoble », Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie, vol. 6, n° 2, 1925, col. 1804, fig. 5459.DAVID Pierre, L’Eglise Saint-Laurent de Grenoble et l’oratoire de Saint-Oyand : notice historique et archéologique, Grenoble : Aubert, 1937, p. 25-27, n° 6.LANTIER Raymond et HUBERT Jean, Les origines de l’art français, Paris : G. Le Prat, 1947, p. 137, n° 64.HUBERT Jean, « La “crypte” de Saint-Laurent de Grenoble et l’art du sud-est de la Gaule au début de l’époque carolingienne », in Arte del primo millennio. Atti del II convegno per lo studio dell’arte dell’alto medio evo (Pavia, settembre 1950), Turin : A. Viglongo, 1953, p. CC et CCI.GIRARD Raymond, « La crypte de Saint-Laurent de Grenoble », Cahiers d’Histoire, vol. 2, 1961, pl. h.-t., n° 15.HUBERT Jean, PORCHER Jean et VOLBACH Wolfgang Fritz, L’Europe des invasions, Paris : Gallimard, 1967 (L’univers des formes), p. 100, fig. 117.GIRARD Raymond, « Fouilles à Saint-Laurent de Grenoble : Campagnes de 1960 à 1964. Rapport provisoire. », in Actes du 89e congrès national des Sociétés savantes, Lyon, 1964, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1965, p. 5, fig. 7.CHATEL Élisabeth, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 2. Isère, Savoie et Haute-Savoie, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1981 (vol. 2), n° 13, p. 13-14, pl. IV et pl. VIII, 13 a et b.
Indiquer
É. Chatel, B. Mérel-Brandenburg, "17865 - Colonne, base, chapiteau et tailloir - Musée archéologique Saint-Laurent à Grenoble - Isère (38)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/17865