Objet
Fût, base, chapiteau et tailloir
Historique
Appliqués contre le mur sud, entre deux autres colonnes dans la crypte Saint-Oyand.
Etat de conservation
En bon état de conservation.
Conditions de remploi
Colonne réemployée.
Matériau
CalcaireConglomérat
Précision sur le matériau
Base en calcaire.
Colonne en conglomérat de Bourdeau.
Chapiteau en calcaire grossier des Baux.
Tailloir en calcaire grossier des Beaux.
Dimensions en cm
Base : H. 21 ; l. 23.
Colonne : H. 136 ; D. 20.
Chapiteau : H. 20 ; l. 25 ; D.. 21.
Tailloir : H. 17 ; l. sommet 36 ; l. base 25.
Type et technique de sculpture
Technique.TailleType.Bas-relief
Typologie
Élément architectural.Base de colonneÉlément architectural.ChapiteauÉlément architectural.Fût de colonneÉlément architectural.Tailloir
Morphologie
Chapiteau composite..
Décor
VégétalFiguratifGéométriqueSymbolique
Description du décor
Chapiteau composite à un seul rang de feuilles d'acanthe, surmonté par les volutes et le dé formé par quatre pétales autour d’un bouton central. Ce dé descend au-dessous de l'abaque et prend appui sur le départ des volutes. Le traitement un peu raide des feuilles rappelle certains chapiteaux de Germigny-des-Prés et de Saint-Pierre de Flavigny.
Au centre de la face sud du tailloir, des rinceaux s’échappent d’un vase dont les anses ont fait place à de simples crochets. Sur les faces latérales, deux colombes tenant une palme dans leur bec sont placées de part et d'autre d’une croix grecque. Entre les branches supérieures de celle-ci, on retrouve entre les branches inférieures deux fleurs à quatre pétales.
Discussion
M. Jean Hubert a souligné les éléments de datation que pouvait fournir cette déformation. Le plus ancien exemple se voit sur le sarcophage de l’évêque Lopicenus à Modène vers 750 ; les figurations les plus barbares sont celles d’un bas-relief en marbre du Musée de Narbonne représentant la croix tenue par deux personnages et d’un fragment du Musée de Carpentras que l’on peut dater de l'époque carolingienne en raison de leur similitude avec les panneaux de chancel de Schaennis. Les rinceaux qui surgissent du vase ont des tiges creusées de deux rainures parallèles, traitement qui se retrouve dans certaines dalles de chancel du Musée d’Art chrétien de Saint-Andréle-Bas à Vienne (n° 128, pl. XLV) et sur le pilastre de la crypte de Flavigny (cf. Hubert, 1938, pl. XL, c). Les spirales, que nous avons déjà rencontrées sur plusieurs tailloirs, se logent entre les tiges des rinceaux. Ici elles sont remplacées par deux fleurs à quatre pétales.
Publications
REYMOND Marcel et GIRAUD Charles, « La chapelle Saint-Laurent à Grenoble », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, I, 1893, p. 10, pl. V et pl. VI.PROU Maurice, « Chancel carolingien orné d’entrelacs à Schaennis (canton de Saint-Gall) », Mémoires de l’institut national de France. Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 39, 1914, p. 8, note 1.DAVID Pierre, L’Eglise Saint-Laurent de Grenoble et l’oratoire de Saint-Oyand : notice historique et archéologique, Grenoble : Aubert, 1937, p. 25-26, n° 16.COUTIL Léon, L’art mérovingien et carolingien : sarcophages, stèles funéraires, cryptes, baptistères, églises, orfèvrerie et bijouterie, Bordeaux : Impr. J. Bière, 1931 (Bulletin et mémoires de la Société archéologique de Bordeaux, 44), pl. h.-t. entre les p. 74 et 75, fig. 5.HUBERT Jean, « La “crypte” de Saint-Laurent de Grenoble et l’art du sud-est de la Gaule au début de l’époque carolingienne », in Arte del primo millennio. Atti del II convegno per lo studio dell’arte dell’alto medio evo (Pavia, settembre 1950), Turin : A. Viglongo, 1953, p. 67.CHATEL Élisabeth, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 2. Isère, Savoie et Haute-Savoie, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1981 (vol. 2), n° 12, p. 12-13, pl. IV et pl. VIII, 12 a et b.
Media (image, audio, video ...)
Indiquer
É. Chatel, B. Mérel-Brandenburg, "17862 - Colonne, base, chapiteau et tailloir - Musée archéologique Saint-Laurent à Grenoble - Isère (38)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/17862