Historique
Accolé au mur nord, est placé à l'ouest de la porte d’accès au couloir nord de la crypte Saint-Oyand datée du VIIe siècle, à la suite des études de Renée Colardelle. (Renée Colardelle, La ville et la mort. Saint-Laurent de Grenoble, 2000 ans de tradition funéraire, Turnhout, Brepols Publishers, 2008, 28 cm, 412 p.)
Description du décor
Ce chapiteau comporte une seule rangée de feuilles d'acanthe ; celles placées aux angles plus développées reçoivent la retombée des volutes qui délimitent sur la face principale, des pétales ou feuilles imbriqués sur deux rangées. Une troisième rangée un peu différente occupe l'espace entre le dé formé d'une fleur à cinq pétales autour d'un bouton central et les volutes réduites à des spirales. Sur les faces latérales, le décor de la corbeille est constitué par une rangée de longs pétales sur toute la hauteur disponible. Dans les intervalles, entre les tiges, se logent de petites feuilles pointues linéaires. La fleur du dé, plus saillante que sur les autres faces, est posée sur un simple bandeau terminé par les volutes en forme de rosaces. Le tailloir en pierre n'est pas décoré.
Publications
LECLERCQ Henri, « Grenoble », Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie, vol. 6, n° 2, 1925, col. 1804, fig. 5459.COUTIL Léon, L’art mérovingien et carolingien : sarcophages, stèles funéraires, cryptes, baptistères, églises, orfèvrerie et bijouterie, Bordeaux : Impr. J. Bière, 1931 (Bulletin et mémoires de la Société archéologique de Bordeaux, 44), pl. h.-t. entre les p. 74 et 75, fig. 9.DAVID Pierre, L’Eglise Saint-Laurent de Grenoble et l’oratoire de Saint-Oyand : notice historique et archéologique, Grenoble : Aubert, 1937, p. 25, n° 14.GIRARD Raymond, « La crypte de Saint-Laurent de Grenoble », Cahiers d’Histoire, vol. 2, 1961, pl. h.-t., n° 4.BROSSE Jacques, CHRISTE Yvan et OURSEL Raymond (dirs.), Dictionnaire des églises de France, II : Centre et Sud-Est, Paris : Robert Laffont, 1966 (II), p. 85.CHATEL Élisabeth, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 2. Isère, Savoie et Haute-Savoie, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1981 (vol. 2), n° 8, p. 11, pl. IV (erreur : le n° 8 est sur la photo de droite) et pl. VI, 8 et 9 (erreur de numérotation car il s'agit deux fois du n° 8).COLARDELLE Renée, La ville et la mort. Saint-Laurent de Grenoble, 2000 ans de tradition funéraire, Turnhout, Brepols Publishers, 2008, p. 190, Fig. 5. 1.5 chapiteau et tailloirG
Indiquer
É. Chatel, B. Mérel-Brandenburg, "17846 - Colonne et tailloir - Musée Dauphinois à Grenoble - Isère (38)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/17846