Historique
Grande brique portant une étiquette écrite de la main de Vacquer « Bd Saint-Germain. mars 1876 ».
N° d'inventaire dans le lieu de conservation
AC 3300
Etat de conservation
Cette brique, quoique brisée en deux et ayant perdu l’angle gauche du plus grand morceau, est beaucoup mieux conservée que les petits fragments de frise de terre-cuite étudiés dans le Recueil général..., t. I, et elle permet de restituer la façon dont celles-ci se présentaient originellement.
Précision sur le matériau
Terre cuite ocre
Dimensions en cm
L. 38 ; l. 31 ; Ep. 5.
Partie décorée : H. 6,5 ; L. 15
Type et technique de sculpture
Technique.MoulageType.Bas-relief
Typologie
Élément architectural.Frise
Description du décor
La petite partie visible, moulée en biseau, était seule décorée et limitée en haut et en bas par des listels. L’angle droit n’est pas davantage décoré que celui du morceau de frise étudié précédemment (ID-17777) et ces deux briques présentent le même décor : le motif central est plus visible que dans l’exemple précédent, il est constitué par un vase. De part et d’autre du pied, jaillissent de chaque côté trois tiges : les premières suivent étroitement la courbe du vase ; les secondes portent des fleurons ; les troisièmes enfin s’enroulent de part et d’autre en deux postes successives, comme dans le fragment précédent (ID-17777).
Discussion
Ces grandes briques plates étaient placées dans le mur de pierre comme les antiques arases de briques ; elles devaient être placées au haut des murs de la basilique. Ces grandes briques plates étaient largement engagées dans le mur. Leur largeur est de 31,5 cm. Ne correspondrait-elle pas à la dimension du pied utilisé à Paris au VIe siècle? Vacquer, ms. 229, fol. 321 (Doss. 24. fol. 36), fait une « restitution idéale » d’une corniche extérieure de basilique mérovingienne avec des éléments de frise comme celui qui est reproduit ici, scandés de modillons cannelés et surmontés d’antéfixes avec un masque surmonté d’une croix. Il entre dans cette restitution une grande part d’hypothèse. Dans l’état actuel de nos connaissances, on ne peut affirmer que ce décor ait été extérieur et non intérieur : peut-être ces éléments étaient-ils associés aux plafonds ornés auxquels font allusion divers textes. Quant aux masques surmontés d’une croix, leurs lieux de trouvaille semblent indiquer qu’ils proviennent de petits monuments funéraires, voir ID-18047, ID-18048, ID-18049, ID-18860 et ID-18863.
Publications
FOSSARD Denise, VIEILLARD-TROIEKOUROFF May et CHATEL Élisabeth, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 1. Paris et son département, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1978 (vol. 1/4), n° 23 bis, p. 17-18, pl. VII, 23 bis.PERIN Patrick (dir.), Collections mérovingiennes, Paris : Musée Carnavalet, 1985 (Catalogues d’art et d’histoire du musée Carnavalet, 2), notice 242, p. 285-286.
Media (image, audio, video ...)
Indiquer
M. Vieillard-Troiekouroff, "17780 - Brique - Église Saint-Germain-des-Prés (anciennement basilique de Sainte-Croix-et-Saint-Vincent) à Paris (6e arrdt) - Paris (75)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/17780