Description du décor
La corbeille est couverte deux étages de feuilles d'acanthe peu découpées. Entre les feuilles de la deuxième rangée partent les caulicoles qui vont former les volutes aux angles, et au centre des vrilles en forme de crosses. Celles-ci encadrent la feuille centrale simplement creusée, sans nervures et soutiennent le dé qui forme une fleur à cinq pétales. Le tailloir est décoré, au-dessus d'une moulure plate, de motifs qui se répètent symétriquement sur ses faces, deux à deux. Sur la face ouest et celle de l'arrière, une croix grecque occupe le centre. Quatre spirales se logent dans l’espace libre entre les bras. De part et d’autre de la croix, deux colombes tiennent dans leur bec un épi de blé (ou une palme?). Deux fleurons occupent les angles supérieurs du tailloir. Le motif central des faces latérales est un arbre dont le feuillage taillé en boule semble porter des fruits. De son pied se détachent deux feuilles dentelées qui servent d’appui à deux monstres bipèdes. La longue queue de ceux-ci se retourne en boucle et se termine par un fleuron du même type que celui qui accompagne les colombes des autres faces. Cette apparition de monstres est assez rare dans l’art carolingien et doit trouver sa source dans les monuments lombards contemporains. Au sommet du tailloir, un rinceau court sur les quatre faces.
Publications
CAUMONT Arcisse de, « Sur la crypte de Grenoble », in Congrès archéologique de France, 24e session (Mende, Valence, Grenoble, 1857), Paris : Derache, 1858, p. 380-381, fig.CAUMONT Arcisse de, « Rapport verbal sur une excursion archéologique en Gévaudan et en Dauphiné et autres inspections faites dans le cours de l’année 1857 », Bulletin monumental, vol. 24, 1858, p. 308, p. 310, fig.CAUMONT Arcisse de, Abécédaire ou rudiment d’archéologie : architecture religieuse, 4e éd., Caen, Paris, Rouen : Hardel, Derache, Dentu, Didron, Aubry, Le Brument, 1859, p. 12.DAVID Pierre, L’Eglise Saint-Laurent de Grenoble et l’oratoire de Saint-Oyand : notice historique et archéologique, Grenoble : Aubert, 1937, p. 25, n° 11.HUBERT Jean, PORCHER Jean et VOLBACH Wolfgang Fritz, L’Europe des invasions, Paris : Gallimard, 1967 (L’univers des formes), p. 99, fig. 116.GIRARD Raymond, « La crypte et l’église Saint-Laurent de Grenoble », in Congrès archéologique de France, 130e session (Dauphiné, 1972), présenté à Session. Congrès archéologique de France vol. 130 (1972), Paris : Société française d’archéologie, 1972, p. 247, fig. 5.GIRARD Raymond, « La crypte mérovingienne de Saint-Laurent de Grenoble », Archéologia, vol. 109, août 1977, p. 69, photographie.CHATEL Élisabeth, Recueil général des monuments sculptés en France pendant le haut Moyen Âge (IVe-Xe siècles). 2. Isère, Savoie et Haute-Savoie, Paris : Comité des travaux historiques et scientifiques, 1981 (vol. 2), n° 6, p. 8-9, pl. IV (erreur : le n°6 est sur la photo de droite) et pl. VI, 6.COLARDELLE Renée, La ville et la mort. Saint-Laurent de Grenoble, 2000 ans de tradition funéraire, Turnhout, Brepols Publishers, 2008, p. 188-190, Fig. 5. 1.4 chapiteau et tailloir T
Indiquer
É. Chatel, B. Mérel-Brandenburg, "17731 - Colonne et tailloir - Église Saint-Laurent à Grenoble - Isère (38)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/17731