Discussion
Cette marche sculptée, comme deux autres dans ce même monument, dont C. de La Croix a étudié la signification symbolique, pourrait selon A. Grabar ne pas avoir appartenu dès l'origine à l'hypogée.Il les compare avec celles de l'escalier de la cathédrale d'Aquilée en Italie, qui conduit au trône archiépiscopal, où le côté historié est placé à la verticale là où personne ne pose le pied mais qui est, en revanche, devant les yeux de tous et surtout de ceux qui franchissent les marches. Comme à Aquilée, il note la présence du motif du serpent entrelacé, donc du même thème prophylactique emprunté au répertoire germanique. Pour C. Heitz et P. Périn, ces trois pièces pourraient avoir été à l'origine des piliers de chancel. Le premier indique en effet que leurs analogies, dans la forme et le décor, avec les piliers de chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains à Metz le prouvent. Plus récemment P. Skubiszewski a repris cette interprétation, et a parlé de la signification eschatologique des trois marches de l'hypogée. S. Tavano a également proposé un rapprochement entre le thème de l'entrelacs avec tête de serpent de l'hypogée et celui d'une corniche sculptée du VIIIe siècle à Müstair (Suisse). Enfin N. Duval cite un autre exemple de marches sculptées ou seuils à Oued Rhezel en Numidie.
Publications
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