17354 - Sarcophage - Nécropole Saint-Vivien à Saintes - Charente-Maritime (17)

 Sculpture: id 17354

MEDIA

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Objet
Sarcophage
N° d'inventaire dans le lieu de conservation
49 23.39
Statut MH
Non protégé
Etat de conservation
Ce couvercle de forme trapézoïdale et à surface plane. est amputé de sa partie inférieure et de la bordure droite. En surface, il est affecté en plusieurs endroits d'éclats superficiels et d'une forte usure : le décor est donc parfois effacé. La cuve fait défaut.
Remploi
Non
Matériau
Calcaire
Précision sur le matériau
Calcaire local dur à rognons de silex.
Dimensions en cm
L. 120 ; l. tête 76 ; l. pieds 67 ; Ep. 22.
Type et technique de sculpture
Technique.GravureType.Bas-relief
Typologie
Mobilier funéraire.Couvercle de sarcophage
Morphologie
Trapézoïdale
Détermination
Assurée
Décor
GéométriqueSymboliqueVégétal
Description du décor
L'ornementation sur la face externe et sur la tranche gauche du couvercle a été exécutée dans un relief semi-méplat. La surface trapézoïdale est limitée par trois petits bourrelets continus : celui du centre est parcouru de petites stries obliques gravées qui débordent sur les deux autres. Ils encadrent une large bordure, conservée seulement dans la partie de tête et sur le côté gauche. Elle se compose d'une suite de S alternés et soulignés par un trait gravé. Elle se développe à la tête de part et d'autre d'une croix, aux branches égales et évasées, inscrite dans un carré. L'angle supérieur gauche est occupé par deux fragments de S, formant un coeur surmonté par un motif triangulaire gravé de stries en épis emboîtés. Le décor se poursuit dans la moitié supérieure de la bordure gauche, où il est ensuite relayé par un rinceau. Ce dernier se compose d'une tige ondulée, rehaussée d'un trait gravé d'où partent alternativement de nouvelles tiges à l'extrémité recourbée qui enveloppent trois feuilles striées. Les interstices en dehors des boucles sont occupés par une toute petite tige recroquevillée. L'espace central biparti circonscrit par cette bordure en est séparé par un cadre en fin bourrelet continu. Un cartouche occupe la partie supérieure.
Un nouveau bourrelet horizontal aux bords striés et au centre souligné par un trait gravé le sépare de la zone inférieure où se détache, dans un léger relief, une grande croix aux branches légèrement évasées. Seuls les deux petits bras horizontaux et le long bras supérieur sont entièrement conservés. Leurs extrémités, en contact avec la bordure, sont légèrement concaves. Un trait gravé bordé de petites stries souligne son contour intérieur ; deux autres identiques partant de chaque extrémité des bras se croisent en son centre. Deux demi-cercles (soulignés par le même trait gravé avec de petites stries) et deux autres incomplets accolés à la bordure sont placés au-dessus et au-dessous des bras horizontaux de la croix. Un cercle comprenant une rosace à six rais a été gravé entre la branche supérieure de la croix et le demi-cercle gauche.
Sur le long côté gauche, la tranche du couvercle est également décorée. Une large torsade, à deux rubans rehaussés de stries obliques, s'y déploie en renfermant des disques pleins, dont l'un d'entre eux est perforé en son centre. Un trait gravé peu profondément coupe verticalement en deux cet entrelacs. Un petit cadre gravé a été ménagé sur la tranche de la tête du couvercle.
Inscription
Oui
Texte de l'inscription
Le cartouche de la partie supérieure est divisé horizontalement par cinq lignes gravées, entre lesquelles s'intercalent une inscription dont seules quelques lettres gravées sont encore lisibles. Au début de la première et de seconde ligne, on discerne peut-être DEPOSITIO et BONA. La troisième ligne est totalement illisible. Au départ de la quatrième, on lit difficilement : DEPOST. ONMTRDC (ou un O pour l'avant dernière lettre). Les deux dernières lignes ne semblent pas contenir d'inscription.
Datation
700 .. 1000
Discussion
R. Crozet compare la bordure de ce couvercle avec celles des claustra de Fenioux. Selon lui, l'artiste qui a exécuté le décor de la tranche n'est pas le même que celui qui a réalisé le décor de la surface du couvercle. L. Maurin rapproche ce couvercle plat de ceux d'Antigny dans la Vienne mais ce parallèle n'est pas satisfaisant. Comme M. Thauré, il pense que l'épitaphe a été gravée tardivement car la médiocrité de la gravure du texte s'oppose à la qualité de la sculpture, de plus elle n'occupe qu'une partie de l'espace réservé. Quant à A. Vacher, elle évoque un parallèle entre ce décor et celui de l'ambon de Romainmôtier en Suisse qu'elle date du VIIe siècle.
Publications
CROZET René, L’art roman en Saintonge, Paris : A. et J. Picard, 1971, p. 44-45, pl. X, D.MAURIN Louis, Saintes antique des origines à la fin du VIe siècle, Thèse de doctorat, Université de Bordeaux, [s.l.], 1977, p. 428, note 52, fig. 396 et 397.VACHER Aude, Le décor aniconique entre Loire et Gironde à l’époque mérovingienne, Thèse de 3e cycle d’histoire de l’art, Université de Nanterre, Paris, 1980, p. 45, fig. 164, fig. 3.MAURIN Louis et THAURE Marianne, « Notes. Inscriptions révisées ou nouvelles du musée archéologique de Saintes (Charente-Maritime) », Gallia, vol. 38, no 1, 1980, p. 209-210, fig. 19 et 20.FLAMMIN Anne, La sculpture du VIe au Xe siècle entre Loire et Gironde, Thèse de doctorat d’histoire de l’art, Université de Poitiers, [inédit], 1999, p. 884-885, fig. 299 a et b.
Auteur(s) de la notice
Indiquer
A. Flammin, "17354 - Sarcophage - Nécropole Saint-Vivien à Saintes - Charente-Maritime (17)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/17354
 
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