Historique
Cette plaque se trouve dans la façade ouest, pilier gauche de l'entrée, arcature face sud.
Statut MH
Classé au titre des Monuments Historiques
Etat de conservation
La moitié inférieure de la plaque est très érodée, altérant ainsi le décor.
Conditions de remploi
Insérée en cet endroit par l'architecte Deverin lors de la restauration de l'église abbatiale Saint-Jouin-De-Marnes en 1889.
Dimensions en cm
L. 75 ; H. 71.
Type et technique de sculpture
Type.Bas-reliefTechnique.Gravure
Typologie
Élément architectural.Plaque
Détermination
Hypothétique
Description du décor
Le décor de cette plaque, quasiment carrée, est sculpté en bas-relief (d'1,5 cm de profondeur) ou gravé. Les surfaces des motifs sont planes et les parties creusées l'ont été de manière verticale. Une bordure plate et une suite de petits disques cernent l'espace central carré, dont les côtés sont tangents à l'intérieur à un grand cercle limité par deux fins bourrelets. Ce cercle circonscrit un tapis de rosaces, dont les six rais permutent entre elles pour former sept rosaces complètes. Une sorte de cœur divisé en deux lobes symétriques par trois lignes gravées à la pointe, occupe chacun des angles du carré.
Discussion
C. de La Croix a rapproché l'ornementation de cette plaque de celle de Mazerolles (Vienne) et du décor extérieur du baptistère Saint Jean de Poitiers, qu'il date du VIe siècle tout en notant, pour la première, un remploi possible au siècle suivant. Il explique cela par le fait que, comme Mazerolles et le baptistère poitevin, l'abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes a été favorisée par les bienfaits de l'évêque Ansoald. Après lui, G. Sanoner a souligné le caractère byzantin de cette plaque tandis que J. Coquet reprenait le parallèle avec le décor du baptistère de Poitiers. Ensuite, A. Vacher a proposé de la dater du VIe ou du VIIe siècle en comparant son décor de sept étoiles enchâssées à celui de mosaïques assyriennes ou gallo-romaines, à des fresques d'Egypte copte, à certaines pages de manuscrits mérovingiens ou carolingiens et à des monuments funéraires d'Arabie-Pétrée.
Publications
LA CROIX Camille de, « Étude sommaire du baptistère Saint-Jean de Poitiers », Bulletin de la Société des antiquaires de l’Ouest, 2e série, vol. 9, 1903, p. 48.SANONER Gérard, « L’église Saint-Jouin-de-Marnes », Revue de l’art chrétien, vol. 47, 1904, p. 13, fig. 1.EYGUN François, Art des Pays d’Ouest, Paris : Arthaud, 1965, p. 47.COQUET Jean (Dom), « Les églises de “Château” à Saint-Jouin-de-Marnes (Deux-Sèvres) », Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, 1968, p. 56.GERMOND Georges et FERNANDEZ Lyne, « Un cimetière mérovingien à Saint-Généroux », Bulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres, 2e série, vol. 13, no 1, 1er trim., 1980, p. 311.FLAMMIN Anne, La sculpture du VIe au Xe siècle entre Loire et Gironde, Thèse de doctorat d’histoire de l’art, Université de Poitiers, [inédit], 1999, p. 908, fig. 317.
Media (image, audio, video ...)
Indiquer
A. Flammin, "17305 - Plaque - Église abbatiale Saint-Jouin à Saint-Jouin-de-Marnes - Deux-Sèvres (79)", in P. Chevalier, A. Flammin, B. Mérel-Brandenburg, P.-Y. Le Pogam, Ch. Sapin, V. Rousseau (dir.) : Corpus Sathma, Paris-Lyon, (date de la consultation), https://heurist.huma-num.fr/heurist/Corpus_Sathma/view/17305