Il provient de la cathédrale de Félix et daterait donc du VIe siècle (selon le chanoine Durville, Denise Fossard, Dominique Costa et Luce Pietri) . Jean-Pierre Caillet rapproche ce chapiteau et l'autre identique avec lequel il a été découvert (ID-16620), de ceux mis au jour à Paris : le premier en 1847 dans les fouilles du parvis de la cathédrale Notre-Dame et le second en 1807 dans les fouilles de l'église Sainte-Geneviève, ou encore un autre à Narbonne. Il évoque "la similitude évidente dans le traitement de l'acanthe" et "la base des lobes médians inférieurs" où se trouve "une nervure en V renversé analogue à celles apparaissant aux emplacements correspondants" sur ces mêmes chapiteaux. Cette particularité permet, selon lui, de supposer pour ces différentes œuvres une même provenance : un atelier du Sud-Ouest de la Gaule. La présence de chapiteaux identiques à ceux de Nantes dans des lieux aussi éloignés que Paris et Narbonne contredit, d'après lui, l'hypothèse d'une exécution prévue exclusivement et dès l'origine pour la cathédrale nantaise. Elle indique plutôt qu'on a utilisé pour ce monument, des éléments antérieurement diffusés dans plusieurs régions de la Gaule, dont la date de réalisation ne peut plus être liée à celle de l'érection d'un seul édifice. Indépendamment du type assez tardif de la croix d'un des chapiteaux de Nantes, il propose de les dater du Ve siècle ou de la première moitié du VIe siècle, compte-tenu des proportions et de l'organisation végétale encore classique.