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<title>Gorris Camos Rosanna,
« Dans le labyrinthe de Gohory, lecteur et traducteur de Machiavel »,
&lt;i&gt;Laboratoire italien&lt;/i&gt;, vol. 8, Géographie et politique au début de l'âge moderne,
2008, p. 195-229</title>
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<detail conceptID="2-1">Dans le labyrinthe de Gohory, lecteur et traducteur de Machiavel</detail>
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<detail conceptID="3-1010">&lt;p&gt;&quot;Si la nécessité d’étudier les agents de la diffusion de Machiavel en France est évidente, il est indispensable, pour connaître les enjeux du machiavélisme français, de pénétrer dans le labyrinthe de son traducteur Jacques Gohory, qui a joué un rôle fondamental dans la « préhistoire » de la découverte de Machiavel. Les jardins philosophiques de Gohory sont un des lieux-clés de la découverte française du Florentin entre fiction et réalité, entre fascination et refus, entre haine acharnée et connivence. Gohory est séduit par le « mystère Machiavel », par l’oscillation &lt;em&gt;fortuna/virtù&lt;/em&gt;, par l’instabilité de l’histoire qui reflète la parabole de l’existence humaine, le mystère du microcosme. Il est particulièrement sensible à la dimension naturelle et médicale des &lt;em&gt;Discorsi&lt;/em&gt;. Machiavel ne peut s’empêcher d’être un moraliste : Gohory le souligne et lit le Florentin avec plus de profondeur que ses interprètes ou détracteurs des années 1570&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Il en perçoit l’intention pédagogique, il en apprécie l’ironie, l’emploi de l’histoire ancienne comme antidote aux tragédies de l’histoire. S’attachant à retracer les étapes du voyage de Gohory dans la planète Machiavel, ce travail montre que la leçon de Machiavel est déjà, pour son traducteur, une leçon de méthode, une méthode indispensable pour sonder le sens profond de l’histoire, « il sapor delle storie ». L’histoire n’est plus un problème de style mais une question d’investigation du vrai, de méthode.&quot;&lt;/p&gt;</detail>
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