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<title>Quignard Pascal,
&lt;i&gt;La parole de la &lt;i&gt;Délie&lt;/i&gt;. Essai sur Maurice Scève&lt;/i&gt;, Paris,
Mercure de France, 2001</title>
<added>2023-01-27 15:30:11</added>
<modified>2023-04-22 17:10:55</modified>
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<detail conceptID="2-1">La parole de la &lt;i&gt;Délie&lt;/i&gt;. Essai sur Maurice Scève</detail>
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<detail conceptID="3-1010">&quot;Pontus de Tyard rapporte qu'à la parution, en 1544, de la Délie de Scève, à un lecteur rebuté, qui fronçait le sourcil, et jetait « sus la table, à demy courroucé » un exemplaire du livre, il dut répondre qu'aussi bien « se soucioit bien peu le seigneur Maurice que sa &lt;i&gt;Delie&lt;/i&gt; fust veue ny maniée des veaux ».
Ainsi, du vivant même de Scève jusqu'à la fin du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, se perpétua l'image d'un poète &quot;hermétique&quot; (qu'au XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle Fontaine rapprochait de Dante, qu'au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle Faguet renvoyait à Lycophron et à Mallarmé).
Par un mouvement inverse, dès le début du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle se multiplièrent les éditions partielles ou savantes, et les essais ou les recherches érudites, s'efforçant de mettre au goût du jour et d'apporter quelque lumière sur cette œuvre oubliée et réputée obscure.
Se refusant à ce double mouvement, n'allant ni vers un Scève &quot;obscur&quot; ni vers un Scève &quot;clair&quot;, ces pages tentent l'entreprise peut-être singulière, sans nul doute périlleuse, de relire la &lt;i&gt;Délie&lt;/i&gt; &quot;dans le texte&quot;, de questionner vers cet oubli lui-même dont cette œuvre ne fut pas &quot;sans raison&quot; frappée, d'interroger cette exigence sans exemple, incomparable qui entreprit de fonder un langage capable de la nomination de l'autre au sein de la relation d'amour - bref : de restituer cette parole au chaos propre de sa voix.&quot;</detail>
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