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<title>Boccace,
&lt;i&gt;Des dames de renom [extraits choisis]&lt;/i&gt;, trad. Denis 
Sauvage, éd. Xavier 
Carrière, Toulouse,
Ombres, coll. Petite bibliothèque, n° 69, 1996</title>
<added>2022-12-25 15:58:35</added>
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<detail conceptID="3-1010">&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Le &lt;em&gt;De Mulieribus claris&lt;/em&gt;, traité des femmes célèbres (1361-62), fait partie des oeuvres latines de la fin de la vie de Boccace, dont la diffusion et l'illustration ont été en leur temps supérieures à celles mêmes du &lt;em&gt;Décaméron&lt;/em&gt;. Tout comme Pétrarque, avec qui il a contribué à fonder la littérature en toscan, l'auteur conçoit le projet d'une nouvelle culture humaniste ; il désire conquérir le public des lettrés, après avoir fait les délices de la bourgeoisie grâce à son Décaméron. L'ouvrage, qui se situe toujours dans la tradition médiévale des recueils d'exemples, comporte cent-six Vies de femmes réelles ou imaginaires, mêlant des destinées illustres à d'autres qui ne sont restées que par une anecdote obscure.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La traduction du &lt;em&gt;De Mulieribus&lt;/em&gt; dont nous présentons des extraits a été publiée à Lyon en 1551 chez Guillaume Rouillé, d'après la traduction italienne de L. A. Ridolfi. C'est cette version dont Brantôme recopie un passage dans son &lt;em&gt;Recueil des Dames&lt;/em&gt;, pour rendre hommage au &quot;beau livre&quot; du &quot;grand Boccaccio&quot;. Seule peut-être cette langue du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, verte et rabelaisienne, était à même d'exprimer les ruptures de ton d'un texte protéiforme, tour à tour éloquent, gracieux ou grivois, et qui a inspiré des auteurs tels Christine de Pisan, Castiglione ou Chaucer.&quot;&lt;/p&gt;</detail>
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