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<title>&lt;i&gt;Les États du dialogue à l’âge de l’humanisme&lt;/i&gt;, dir. Emmanuel 
Buron, Philippe 
Guérin, Claire 
Lesage, Tours,
Presses universitaires François-Rabelais, 2015</title>
<added>2022-12-24 18:48:17</added>
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<detail conceptID="3-1010">&quot;Durant la Renaissance, le dialogue est partout, dans tous les champs du savoir et de l'expression « littéraire » comme dans tous les pays d'Europe. Ses formes sont d'une déconcertante diversité, s'adaptant et se déployant selon des temporalités elles-mêmes très variables. L'on pourrait s'amuser à dire, en partant du constat qu'il faut attendre le dernier tiers du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle pour voir apparaître ses premières théorisations (Carlo Sigonio, Sperone Speroni, Torquato Tasso), que, pendant longtemps, s'il est partout, le dialogue n'est à proprement parler nulle part : il reste sans territoire défini, ni même sans doute définissable, dans l'univers des genres de l'écrit et a fortiori dans ses relevés cartographiques. Sans territoire circonscrit au sens propre non plus, puisque né dans sa forme « moderne » en Italie (avec Pétrarque comme initiateur), mais en un âge que caractérisent la densité et la continuité des échanges entre lettrés de différentes « nations », il semble étendre inexorablement et durablement son aire d'extension. Absolument et définitivement sans territoire ? L'observateur attentif pourra cependant distinguer des « couleurs locales » : outre le cas, italien, le mieux connu sans doute, le plus logiquement marqué par des studia humanitatis, y aurait-il un filon espagnol, marqué par un esprit de sérieux couplé à la promotion résolue des langues vulgaires, castillan au premier chef, et volontiers tourné vers les horizons géographiques nouveaux ? Une veine française, très sensible à l'hybridation, voire à la déconstruction ? Et qu'en est-il des aires laissées de côté, l'anglophone notamment ?&quot;</detail>
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